Communiqué de presse
Les administrations communales de Wezembeek-Oppem et de Kraainem unissent leurs forces dans la lutte contre les nuisances sonores liées aux avions. Les deux communes ont introduit conjointement une motion comportant six propositions concrètes visant à réduire structurellement l’impact sonore autour de Brussels Airport. Ces propositions sont défendues dans le cadre de la procédure européenne dite « Balanced Approach », qui doit permettre de réduire les nuisances sonores autour de l'aéroport de 30 % d'ici 2032, par rapport à 2019.
UN GROUPE D’EXPERTS POUR DES MESURES SOLIDES
Les deux communes ont constitué ensemble un groupe d'experts qui a élaboré, ces derniers mois, des mesures concrètes et solides. Ces mesures tiennent compte des contraintes opérationnelles de l'aéroport, tout en misant fortement sur une réduction sensible des nuisances pour les riverains.
« Avec ces six propositions, nous optons pour des mesures qui sont réalisables sur le plan technique et opérationnel, tout en pouvant faire une différence sensible pour les riverains. Le bruit des avions n'est pas seulement une question de confort : il a aussi des conséquences sur la santé et la qualité de vie des riverains, qui entraînent des coûts sociétaux et économiques bien réels. Ces coûts doivent, tout comme les avantages économiques de l'aéroport, être pris en compte de manière objective dans les réflexions sur l'avenir de Brussels Airport », déclare Jean Hermesse, échevin en charge de la santé à Wezembeek-Oppem.
« Lorsque les normes de vent et le repos nocturne ne sont pas respectés, ce sont les riverains qui en paient le prix, au détriment de leur santé et de leur qualité de vie », ajoute Élisabeth de Foestraets, échevine à Kraainem en charge des aspects juridiques de ce dossier.
« Après des décennies de discussions, nous avons aujourd'hui, dans le cadre du Dialogue Aéroportuaire, l'occasion de proposer une solution durable pour l'exploitation de l'aéroport, dans laquelle les coûts sanitaires et environnementaux sont intégrés au modèle économique de l'aéroport. C'est la seule manière d'évaluer objectivement les nuisances et d'éviter les réactions de type NIMBY (Not In My Backyard) », conclut le bourgmestre de Kraainem, Bertrand Waucquez, en charge des aspects techniques.
SIX PROPOSITIONS CONCRÈTES
- Une application plus cohérente des normes de vent (PRS) pour les pistes de décollage et d'atterrissage, à l’exemple de Schiphol et de Madrid ;
- Diversification des trajectoires de décollage depuis la piste 25R et suppression du détour inutile via la balise de Huldenberg ;
- Optimisation de l'utilisation des pistes de décollage et d'atterrissage ;
- Instauration d'un repos nocturne effectif de 8 heures, conformément aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé ;
- Intégration des coûts sanitaires et environnementaux dans le modèle économique de l'aéroport ;
- Réglementation stricte pour les avions-cargos les plus bruyants.
Le texte intégral de la motion servira de base aux discussions ultérieures avec les autorités compétentes.
Les deux communes souhaitent que ces propositions figurent sur la liste restreinte des mesures que les autorités mettront effectivement en oeuvre. Pour être retenues, les propositions doivent répondre à six critères : la sécurité, la faisabilité d'ici 2032, l'impact opérationnel, le cadre juridiquement sûr, le caractère contrôlable et l’impact sur la connectivité de l’aéroport.
CONCERTATION CITOYENNE
En 2027 aura lieu une consultation publique sur les différents scénarios proposés. Les citoyens et les organisations auront alors l'occasion de donner leur avis.
Un nouveau permis d'environnement, juridiquement correct, pour Brussels Airport devra être prêt au plus tard le 30 juin 2029.
Plus d’informations sur la procédure d’approche équilibrée : site web du Département flamand Environnement (Omgeving).
